Près de neuf électeurs britanniques sur dix se disent prêts à soutenir un retour dans l’Union européenne si un nouveau référendum était organisé, selon un nouveau sondage qui montre une insatisfaction croissante à l’égard du Brexit dix ans après.
Un sondage réalisé auprès des lecteurs de Coventry Live montre un soutien massif en faveur de l’annulation du Brexit, plus des trois quarts d’entre eux estimant que le Royaume-Uni aurait tout intérêt à réintégrer l’UE.
Ce résultat reflète les sondages nationaux, qui indiquent un soutien croissant en faveur d’un retour dans l’Union. Près de neuf personnes sur dix, soit 89 %, se disent favorables à un retour si un autre référendum était organisé.
Un sondage Deltapoll réalisé pour le Mirror, publié à l’approche du dixième anniversaire du vote de 2016, met en évidence un clivage générationnel marqué. Le soutien est le plus fort parmi les jeunes électeurs, 86 % des 18-24 ans étant favorables à un retour dans l’Union. Les opinions sont partagées chez les 55-64 ans, tandis que la plupart des plus de 65 ans sont favorables au maintien hors de l’Union.
L’allégeance politique reste déterminante. La plupart des électeurs conservateurs et réformistes britanniques s’opposent à une réintégration, respectivement à 66 % et 82 %. Les partisans du Parti travailliste et des Libéraux-démocrates ont largement l’opinion contraire, avec environ sept électeurs travaillistes sur dix et près de huit électeurs libéraux-démocrates sur dix en faveur.
Une majorité en faveur d’une réintégration est enregistrée dans toutes les nations et régions du Royaume-Uni. L’Écosse arrive en tête avec 73 %, suivie de Londres et du Pays de Galles avec 65 %, tandis que les Midlands et le Nord affichent des marges plus faibles, mais toujours favorables à l’UE.
Keir Starmer a donné la priorité à l’amélioration des relations avec l’Europe, à la conclusion d’un accord commercial avec Bruxelles et à la confirmation du retour du Royaume-Uni dans le programme Erasmus Plus. Il a exclu tout retour en arrière sur le Brexit, bien que des personnalités telles que Wes Streeting et le dirigeant du TUC Paul Nowak aient plaidé en faveur d’un resserrement des liens, notamment par la création d’une nouvelle union douanière.
Malgré les sondages, le gouvernement insiste sur le fait que ses lignes rouges concernant le Brexit restent inchangées, excluant à nouveau toute réintégration du marché unique ou d’une union douanière.
Le commentateur Pinns35 écrit : « Je suis fier de la ville où je suis né et où j’ai grandi. Oui, le Brexit est une catastrophe, surtout maintenant que nous sommes en guerre avec la Russie et que Trump cherche à détruire l’OTAN. Churchill avait raison de dire qu’une Europe unie empêcherait non seulement les pays européens de se battre entre eux, mais constituerait également un puissant moyen de dissuasion contre les attaques extérieures. Il est dommage que nous ne fassions pas partie de ce pacte de défense.
Il y a eu un vote massif en faveur du maintien en 1975. Mais les référendums n’ont qu’une valeur consultative au Royaume-Uni et, bien que 66 % des électeurs britanniques aient voté en 2016 pour rester dans l’UE ou aient indiqué (en ne votant pas) qu’ils étaient satisfaits de rester, le gouvernement conservateur a décidé de nous faire sortir de l’UE. »
Richard Ledbrook déclare : « Nous avons voté pour le Brexit, mais les gouvernements ne nous l’ont jamais accordé. Nous devrions prospérer aujourd’hui s’ils avaient tenu leur promesse, mais ils ne le veulent pas, n’est-ce pas ? »
BMatt répond : « Vous n’avez pas obtenu le Brexit promis, car c’était un fantasme, comme nous, les partisans du maintien dans l’UE, vous l’avions prévenu. On ne fait pas prospérer un pays en rendant plus difficiles les échanges commerciaux avec les pays qui lui sont les plus proches. À un moment donné, vous devrez admettre que vous vous êtes fait avoir. »
Joy Barrows pense : « Nous devrions réintégrer l’UE, nous avons besoin de la protection offerte par la législation européenne en matière de droits de l’homme. Nous avons également besoin de la protection que nous offre l’alignement avec les autres pays européens. Nous sommes plus forts lorsque nous sommes unis aux pays qui nous sont proches. »
Elvis Jugans est d’accord : « Beaucoup de personnes qui ont soutenu le Brexit pensaient peut-être que cela améliorerait le pays, mais il est clair que le Royaume-Uni a été confronté à des défis importants depuis qu’il a quitté l’UE. La situation actuelle suggère que le rétablissement de liens plus étroits pourrait contribuer à rétablir de meilleures conditions commerciales et à améliorer la stabilité générale.
Alan Bartlett répond : « Ceux qui ont soutenu le Brexit n’ont pas obtenu la version pour laquelle ils ont voté, car le gouvernement s’est montré trop conciliant. Une sortie sans accord aurait été la solution idéale. L’UE souhaite désormais le retour du Royaume-Uni, car cela sert ses propres intérêts. Elle a toujours agi principalement dans son propre intérêt. »
Terry Hambridge ajoute : « Absolument pas ! Les partisans du maintien dans l’UE continuent d’essayer d’imputer la situation économique actuelle au Brexit, mais cela n’a rien à voir ! Le bloc européen s’effrite, si nous le rejoignons, nous ne serons qu’une vache à lait pour l’UE, qui voudra exercer un contrôle accru sur le Royaume-Uni et nous n’aurons plus notre mot à dire ! »
https://www.coventrytelegraph.net/news/news-opinion/coventry-live-readers-would-back-33223160
Traduction : Murielle Stentzel
NDLT: Pour avoir vécu le Brexit de l’intérieur, été de toutes les campagnes et manifestations anti Brexit, nous savions (nous les Remainers) que le Brexit serait un désastre qui coulerait le Royaume Uni, l’isolerait et lui ferait perdre son influence. Les articles de la presse Britannique sont pléthore.
En France, malgré le désastre du Brexit, les wannabe Frexiters choisissent de nier l’évidence, et confrontés à des copies d’écran de la presse Britannique, versent dans la mauvaise foi la plus totale , j’en ai fait et en fais toujours l’expérience, les plus radicaux étant Asselineau, et Charles Henri Gallois, le Frexiter devenu conseiller de Bardella. Je lui démontais ses mensonges sur la “réussite” (sic!), du Brexit, je lui montre des copies d’écran de la presse Britannique, il me répond que j’ai fabriqué ces articles. Voila leur niveau de mauvaise foi et de dangerosité. Car ils sont largement suivis. Et bien sûr, ces gens là vous bloquent sur les réseaux sociaux, de peur que vous n’ouvriez les yeux de ceux qui les suivent.
Les Frexiters vous mentent, soit par idéologie, soit certains sont payés pour délivrer un Frexit (on pense à le Pen et l’argent qu’elle a reçu de la russie).
