Les Britanniques savent que le Brexit est un échec.

Neil Kinnock : Les Britanniques savent que le Brexit a échoué.

Ils savent aussi comment y remédier.
Aucune agitation politique ne peut masquer le fait que la sortie de l’UE a été un désastre. La réintégration de la Grande-Bretagne n’est qu’une question de temps, et non de possibilité.

Après dix ans, le Brexit a causé des dommages graves et durables au Royaume-Uni. Ce n’est pas une opinion. C’est un fait, documenté et mesurable.

Des analyses indépendantes faisant autorité confirment ce que beaucoup ressentent déjà au plus profond d’eux-mêmes : une perte de 6 à 8 % du PIB, une baisse annuelle des recettes publiques de 60 à 90 milliards de livres sterling, une diminution des investissements de 15 à 18 %, une réduction de 15 % des échanges commerciaux avec l’Europe, un taux d’emploi et une productivité inférieurs à ce qu’ils devraient être – et tout cela s’abat sur une économie déjà vidée de sa substance par l’austérité, puis mise à mal par le coronavirus, la guerre criminelle de Poutine et, aujourd’hui, le chaos de Trump.

Aucune des promesses creuses et trompeuses faites par les principaux partisans du Brexit n’a été tenue. Aucune ne le sera jamais.

Mais ce qui me frappe le plus, c’est que les Britanniques le savent déjà. Non pas parce qu’ils suivent les détails fastidieux des données économiques, ni parce que nos médias le leur ont dit – car, à quelques exceptions près, ceux-ci se sont montrés soit passifs, soit propagandistes sur le sujet. Ils le savent parce qu’ils le ressentent. Dans leur portefeuille. Dans leur emploi. Dans les opportunités qui ne se sont jamais concrétisées et les voyages qui se sont transformés en calvaire.

Un nouveau rapport de Best for Britain, intitulé « Is It Time To Talk About EU Membership? », le montre très clairement. La prise de conscience publique des dégâts est réelle et un nombre croissant de personnes souhaitent un rapprochement avec l’Europe : non par sentimentalisme, mais par intérêt personnel bien calculé. C’est là, en l’occurrence, la réponse rationnelle et patriotique.

Aucune des promesses creuses et trompeuses faites par les principaux partisans du Brexit n’a été tenue. Aucune ne le sera jamais.

Le gouvernement en est lui aussi conscient. Avec prudence, ce qui est compréhensible, il cherche à rétablir la confiance, à reconstruire les relations et à mettre en place un réalignement négocié avec l’UE. Il agit ainsi parce que la croissance économique nécessite la proximité de marchés sans entraves. La loi de la gravité économique est immuable, quoi qu’en aient dit les partisans du Brexit.

Il le fait aussi parce que la sécurité exige un objectif commun. À l’ère des droits de douane et des caprices de Trump, de l’avancée colossale de la Chine, de la guerre de Poutine contre l’Occident et de l’intensification des troubles au Moyen-Orient, c’est une évidence géographique : la « relation spéciale » de la Grande-Bretagne doit se nouer avec nos voisins, et non de l’autre côté de l’Atlantique.

Cette relation doit être reconstruite avec soin, afin de rassurer tant nos partenaires européens que notre propre population. Elle doit être mutuellement avantageuse. Elle doit être suffisamment solide pour résister à la prochaine génération de propagateurs de mythes, car ceux-ci ne cesseront pas de sévir. Et elle ne peut être scellée que par un mandat démocratique : un engagement électoral ou un référendum.

Cela doit signifier abandonner l’illusion selon laquelle l’isolement est une force, et rétablir la normalité du partage du pouvoir sur notre continent. Pour un pays de la taille et de l’importance de la Grande-Bretagne, il ne peut y avoir de participation « à la carte » qui implique de tout payer sans avoir son mot à dire. Ce qui signifie, en fin de compte, réintégrer l’Union européenne. Ou, pour être plus précis et tourné vers l’avenir face à une Europe transformée : y adhérer à nouveau.

https://observer.co.uk/news/opinion-and-ideas/article/the-british-people-know-brexit-has-failed-them-they-also-know-how-to-fix-it-clone-1

 

 

Traduction : Murielle Stentzel

Et malgré tous les articles de la presse Britannique, malgré l’exemple du désastre qu’est le Brexit, en France vous avez des politiciens qui veulent un Frexit et mentent honteusement en disant que le Brexit est une réussite, je pense à Charles Henri Gallois le Frexiter devenu conseiller de Bardella , à Asselineau, à Philippot, au sous fifre qui a repris le flambeau de Génération Frexit crée par Charles Henri Gallois, dont le nom est Nikola Mirkovic, je pense à Le Pen et Bardella, Zemmour , Mélenchon , qui sournoisement n’emploient plus le mot Frexit pour mieux enfumer les gens, mais dont toutes les déclarations sont anti Eu, et dont les programmes sont un Frexit qui ne dit pas son nom.

Sortir de l’UE non seulement nous laisserait affaiblis face aux grandes puissances qui veulent nous écraser, mais nous serions économiquement détruits.

Pour souhaiter cela dans le contexte international, il faut détester son pays, ou être payé par des  instances étrangères.

https://www.challenges.fr/politique/europe-le-frexit-cache-de-le-pen-zemmour-et-melenchon_797191

Les FREXITERS VOUS MENTENT