Le sourire du mardi,
14 décembre 2021


Qui a oublié Elie Kakou ?

Hélas méconnu des jeunes générations, il aura marqué des publics très différents, sur la scène, à la télévision comme, et sur la fin au cinéma dans le fameux film « La vérité si je mens ».

Né dans une famille juive tunisienne, à Nabeul, ayant immigré à Marseille, Elie Kakou (1960-1999) aura marqué les esprits avant de disparaitre prématurément. Son personnage de « Madame Sarafati », archétype de la mère juive séfarade, avec son regard candide sur un monde aux antipodes de tout ce qu’elle avait connu outre-Méditerranée, restera comme une composition d’anthologie.

Ce photomontage la faisant revivre avec le visage hideux d’un promoteur du racisme dans notre pays, plus de vingt ans après sa mort, peut choquer. Mais en même temps, c’est un formidable pied de nez à Eric Zemmour. Ce dernier n’a de cesse que de se vanter de sa propre « assimilation totale » à la France, et de l’exiger de toutes les immigrations dans notre pays : une volonté totalitaire d’effacer toutes les différences, tous les apports culturels qui font la richesse de notre société.

Et c’est un grand bonheur pour moi, Français juif né également en Tunisie et parfaitement intégré à mon pays, de lui dire mon mépris à travers cet hommage posthume au généreux Elie Kakou.

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