Zemmour est presque au faîte de son ignominie

Messieurs, dames, je vous prie, même vous implore, de suivre les 2 minutes 30” de cette vidéo et de vous demander ensuite, s’il est important ou non de la diffuser le plus largement possible !

Après avoir laissé entendre que sa politique aiderait les émigrés en situation régulière, Zemmour finit par déclarer, sans aucun ménagement, à celui qui l'interpelle pour un logement, qu'il passera après les Français.

Tout mettre en œuvre pour que cet extrait ne passe pas inaperçu

Zemmour déambulait aujourd’hui, devant les caméras de CNews, dans le camp des personnes toxicomanes qui ont été rassemblées Porte de la Villette. Le long de cette heure d’émission, conduite par un Morandini en pleine affaire de mœurs, je me demandais si à un moment ou un autre on présenterait une controverse aux accusations permanentes proférées à l’égard de ces pauvres hères. C’est alors que je suis tombé sur l’extrait ci-dessus et dont voici un lien sur son partage, isolément de cet article.

Ce passage m'a par ailleurs confirmé que Zemmour est si radical qu'il est en fait son propre accusateur. Ce qui ne masque pas l'horreur de sa personnalité. C'est de plus en plus visible à mesure qu'il gravit à rebours l'échelle des sondages ; au rythme où il dépérit.

Le prédateur a repéré sa proie

Voilà donc — pendant cette visite des plus opportunistes et malsaines — qu’un homme du Mali, âgé de 47 ans, l’interpelle et lui raconte qu’il vit sur place parce que même s’il travaille et qu’il est possesseur d’une carte de séjour, c’est très difficile pour lui de trouver un logement. Quoique… pas immédiatement. D’abord le brave gars lui décrit son quotidien. Celui d’un honnête et courageux travailleur, qui exerce dans un domaine artistique ; en l’occurrence l’imprimerie puis la villa Médicis. L’homme se décrit comme quelqu’un dont l’emploi devrait forcer le respect pour son engagement citoyen ainsi que le fait qu’il n’ait jamais vécu grâce au chômage. Jusque là Zemmour — dodelinant de la tête comme ces chiens à l’arrière des voitures, ne s’arrêtant que pour palabrer sur son sempiternel grand remplacement — garantissait à son interlocuteur qu’il ne devait avoir aucune crainte de le voir devenir président, puisque son profil serait de ceux qu’il accepte facilement.

Je suppose que notre monsieur Africain a du se sentir un tant soit peu considéré et rassuré par les propos du candidat d’ultra droite. C‘est alors qu’au titre de sans-abri, il sollicite le politicien à sa portée quant à son manque de logement. Probablement le même qui préoccupe toutes celles et ceux qui se retrouvent obligés de vivre dans d’aussi sordides conditions, conduits ici ou là, accros à d’épouvantables drogues. Je devrais plutôt dire certainement, puisque j’ai vécu pendant une période de cette façon, sans domicile fixe — aussi sans addiction. Assez longtemps pour savoir qu’on ne joue pas avec les sentiments et la parole de quelqu’un qui connait de telles extrémités. A moins que ça n’était encore une fois que mise en scène, mais jusqu’ici aucune information n’a filtré qui irait dans ce sens. Et même si c’était le cas, ce qui suit ferait encore l’objet d’un comportement répugnant, s’additionnant à la perversion d’avoir manipulé un personnage aussi socialement démuni.

Quid si Zemmour aiderait, depuis l’Élysée, les sans-abri à obtenir un toit digne de ce nom

C’est là un véritable cas d’école. Qu’est-il alors besoin de débattre à propos de ses intentions présidentielles, lorsqu’un(e) candidat(e) est confronté(e), le plus étroitement possible, sur le terrain, à révéler ce qu’iel ferait dans telle situation ? N’est-ce pas la meilleure façon de montrer ce qu’on a véritablement dans le ventre, plutôt que de tenter de l’exposer entre deux invectives ? En outre, comment serait-il possible d’organiser ces échanges télévisuels, lorsque le candidat sus-nommé a insulté impudemment celui dont il brigue le siège ? Montrant au passage le peu de considération il entretient pour la fonction. (Voir la vidéo ci-dessous)

Zemmour confirme les violents propos qu'il tient à l'égard du président sortant.

Au point où nous sommes de ce court moment dans le temps, Éric Zemmour, confronté à l’opportunité de montrer en quoi il se distinguerait de celui qu’il ambitionne de remplacer, mis en examen pour d’autres faits que racistes ou sexuels, explique alors qu’en conséquence d’organiser plein d’expulsions et une émigration du niveau où lui-même se trouve, c’est-à-dire zéro, des logements vont forcément se libérer et son postulant pourra mécaniquement en bénéficier.

Ok, soit, admettons…

Les choses auraient pu en rester là et même basées sur d’ignobles procédés, procurer au demandeur un maigre espoir d’accéder un jour à une habitation ; constituer l’ersatz de rêve auquel on doit se ressourcer lorsqu’on se trouve en pareil cas. A la limite, Zemmour aurait fait un peu de bien à cette personne et son intervention n’aurait pas été complètement méprisable. C’était sans compter sur la pernicieuse intervention de son compère du jour, l’organisateur de cette gabegie, qui le rattrape pour préciser : “Mais la priorité sur les logements sociaux sera donnée aux Français ?”. Zemmour acquiesce, fort obligé, car ce n’était sans doute pas ce qu’il avait l’intention de montrer à cet instant précis. C’est plutôt l’enfumage qui était au programme. Morandini enfonce alors le clou : “Donc monsieur voulant certainement un logement social, il passera à la fin !”. Zemmour conclut par une magistrale claque au moral du demandeur qui remet totalement en question les affirmations qu’il énonçait une minute auparavant : “Monsieur passera après les Français”. Puis il le quitte sur un “Merci à vous, monsieur”…. d’avoir servi de réceptacle à mon perpétuel défoulement, lequel est devenu tellement anecdotique, qu’il dissimule avec brio que je suis une ordure intégrale.

Finalement, comme si cela ne suffisait pas à noircir l’existence de ce sympathique compatriote pendant au moins deux semaines, Morandini le quitte en lui souhaitant un terriblement cynique “Bon courage !”. Cela ne mérite-t-il pas d’être dit, retenu, répété, partagé, montré, visionné, diffusé, tout azimut ?

Que personne n’ignore le degré d’abjection qui enfle l’hubris de ce candidat à la présidentielle.

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